Jean-Philippe MOREL

30 juin 2008

ETATS GENERAUX DE L’EUROPE (EGE) par JF Leloutre

Classé dans : Actualité — jpmorel @ 10:10

Le souffle européen bruissait sur nos têtes et à nos oreilles en ce 21 juin à Lyon lors des 2èmes EGE.

En premier lieu par la qualité du plateau, hétéroclite par sa composition et composé d’intervenants de qualité, allant du Président de la République italienne, Giorgio Napolitano, ex communiste ayant tenu un discours dans la droite ligne des Jean Monnet, Georges Schumann, Alcide de Gasperi, Paul Henri Spak….Son voisin le Pape, s’il l’a écouté, aura dit que “les voies du Seigneur sont impénétrables”…Guy Verhofstadt, Ancien PM belge; Jacques Barrot, VP de la Commission Européenne (passé des transports à la justice et sécurité); J. P. Jouyet, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes; Michel Barnier, Ministre; Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives et contre la pauvreté; Romano Prodi, ex Pdt de la Commission; l’ancien Ministre et Europarlementaire Alain Lamassoure; des députés européens PPE/DE, ADLE, PS, un vert (Daniel Cohn Bendit); un historien (Elie Barnavi); des journalistes; une avocate (Gisèle Halimi); un syndicaliste (François Chérèque) etc…

Egalement parce qu’il y a beaucoup été question des “nonistes” irlandais et, probablement, tchèques. Mais, si l’Europe traverse une énième crise, elle ne se bloquera pas et continuera d’avancer en donnant satisfaction aux points ayant justifié le rejet de nos partenaires.

De l’UPM (Union pour la Méditerranée) il a aussi été question, saluant au passage l’esprit de compromis trouvé entre le Pdt Sarkozy et Mme Merkel, permettant de rassembler autour du projet plusieurs pays de l’Europe du Nord. La signature de la convention, le 13 juillet, durant la Présidence française va constituer un des points d’orgue de celle-ci, tout comme les chantiers, tels l’immigration, les énergies. Toute la détermination du Président du parti radical et Ministre Borloo, sera nécessaire pour gérer ce qui a trait aux énergies.
Dans le prolongement de ce qui précède la responsabilité de l’UE vis à vis de nos voisins a été abordée. A ce jour, la Croatie et la Macédoine (sans doute sous un autre nom) rejoindront prochainement l’UE, parce que ces pays en ont la capacité. Concernant la Turquie, les 35 chapitres précédant son adhésion ont été ouverts: mais on ne peut s’avancer sur une date d’adhésion, tant la Turquie, certes plus peuplée que l’Allemagne n’a que peu de capacité contributive. En cas d’adhésion rapprochée les budgets européens seraient rapidement engloutis pour des mises à niveau et adieu la PAC, les soutiens aux régions etc.

Un incident a toutefois un peu terni cette journée a savoir la présence de prosélytes islamistes distribuant des tracts au milieu de la réunion.

Jean-François LELOUTRE

Secrétaire départemental Adjoint du Parti radical en charge de l’Europe et de l’International 

22 juin 2008

LE TRAMWAY PEUT ETRE UNE CHANCE POUR L’AGGLOMERATION

Classé dans : Grand Dijon — jpmorel @ 15:46

Un débat d’importance a actuellement lieu sur les déplacements en transport en commun dans l’agglomération dijonnaise.

L’enjeu est fondamental puisqu’il concerne l’ensemble des habitants de la communauté d’agglomération qui se déplacent pour travailler, étudier, consommer ou se divertir. Sans parti pris idéologique ni opposition stérile je souhaite aborder de manière constructive ce dossier.

Il est notable que lors du lancement du projet  le 15 mai dernier au conseil de l’agglomération dijonnaise l’unanimité s’est faite, au delà des clivages politiques, pour approuver le principe d’un transport en commun en site propre (TCSP). Le tramway sera de toute évidence le mode de transport qui sera proposé par le Président de la communauté d’agglomération et retenu.

On peut constater, de manière objective, que les villes qui ont choisi le tramway, ont bénéficié par la suite d’une image positive. Alors pourquoi ne pas saisir cette belle occasion pour l’agglomération dijonnaise ?

Le tramway peut devenir une opportunité urbaine par l’aménagement des espaces publics qu’il entraîne, et notamment par l’extension du secteur piétonnier (de la rue de la liberté ?)  dans le secteur sauvegardé dijonnais, qui est un atout majeur pour l’attractivité touristique de l’agglomération.

Sur le tracé actuellement proposé, on peut remarquer que les deux lignes ne desserviront pas l’ouest ni le sud est de l’agglomération, dans l’immédiat, et notamment la ZI de Longvic, la base aérienne et l’aéroport, ce qui aurait pu être un message de soutien au maintien de ces infrastructures. Bien sûr, on ne peut pas couvrir avec deux lignes l’ensemble du territoire, ni engager la construction de lignes multiples en même temps. Cependant, ces perspectives de développement de nouvelles lignes pourraient être d’ores et déjà annoncées dans le cadre d’un d’aménagement futur.

Certaines précautions devront être prises notamment sur le calendrier de lancement des travaux du tramway, qui doit être envisagé avec une grande prudence. En effet il faut tenir compte de notre spécificité locale : nous avons une rocade incomplète à l’ouest, la trop fameuse LINO, dont les travaux ont enfin commencé après 30 ans d’attente.

La LINO captera le trafic de transit qui traverse l’agglomération sans s’y arrêter. Or la LINO sera effective à l’horizon 2012. Ne serait-il donc pas judicieux d’attendre son entrée en fonctionnement pour ensuite lancer les travaux du tramway. Démarrer les travaux du tramway dès 2010 sans la LINO ferait courir à notre agglomération un risque de congestion. Les commerçants du coeur de l’agglomération courraient aussi des risques économiques importants. La dégradation des conditions de déplacement d’une très large population pendant cette période serait réelle. Il faudrait raisonnablement attendre 2012 pour lancer les travaux de tramway après l’ouverture de la LINO.

Ce dossier du tramway devra être également clarifié dans son financement qui serait trop lourd et déraisonnable pour les seuls contribuables de l’agglomération sans engagement significatif de l’Etat. Nous ne savons pas aujourd’hui si ce projet sera au nombre des milliers de kilomètres de transport public en site propre financé par l’Etat dans le prolongement du grenelle de l’environnement initié par Jean-Louis BORLOO. L’union de tous les acteurs locaux sera nécessaire pour que l’Etat finance le projet. 

Enfin, à l’occasion de ce débat, ne pourrait-on pas initier une nouvelle manière d’aborder la cohabitation des modes de transports dans l’agglomération dijonnaise: Il serait intéressant d’ouvrir les couloirs de bus aux personnes qui pratiquent le covoiturage avec plus de 3 passagers adultes. Le covoiturage doit être reconnu comme mode de déplacement à part entière et doit être encouragé par les pouvoirs publics par des mesures concrètes.

Alors oui au tramway pour l’agglomération si le plan de financement est équilibré, si on prend en compte nos spécificités locales, et si une approche moins idéologique des transports est mise en oeuvre, au risque sinon que les transports deviennent un cauchemar dans l’agglomération.

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